" Entre Parenthèse " : De chair et de sang

Publié le par Mistinguette la Coquette

 

 

De chair et de sang

 

 

 

 

Novembre 2011 : 18 H commissariat de police

 

" Mademoiselle Lemont je vous écoute ?" balbutia un policer en griffonnant nerveusement des mots sur une feuille de papier.

" J'ai rien à dire ! "

- Bien on va procéder autrement, comment vous êtes vous fait cela ? Il dirigea son doigt vers ma lèvre fendue…

- Je me suis cognée …

Mes mains étaient couvertes de sang et de terre, mes avants bras présentaient des écorchures ici et là, j'aurais du faire plus attention.

- Parlé moi de votre père !

A ce moment j'ai eu un sursaut comme une vague d'émotion qui serait venue me submergée, devant moi sur le bureau, il y avait des photos de cadavre de femmes dévêtues, démembrés et torturés. Mon père serait fier de moi !

 

Mars 1992 : Maison familiale

 

Des hurlements m'avaient réveillée, je descendis les escaliers, je m'approchai d'une porte entre ouverte, mon père était en plein " travail " il avait allongé une femme sur une table, les poignets et chevilles ligotés aux extrémités, en haut une sorte d'étagères ou pendait ses outils. Il avait prit dans ces mains un couteau à la lame aussi fine que celui d'un bistouri qu'il fit glissé le long du corps de la jeune femme, préalablement il l'avait rasé, ces cheveux gisaient encore sur le sol.

Il savait que je l'observais, c'est pour cela qu'il laissait la porte ouverte, je sais qu'il avait tué ma mère et quelle avait subit le même sort que toutes ces filles mais moi il me ferait jamais de mal, j'étais sa princesse, il me couvrait de cadeaux à tous mes anniversaires, il m'offrait de belles robes et des bijoux, sans doute volés à ses victimes mais peu m'importais…

 

La femme m'aperçus à travers la porte " Je vous en supplie " dit – elle dans un souffle, mon père la frappa et lui mit un bâillon dans la bouche. J'aimais beaucoup le regardé travailler, je n'allais pas à l'école, il faisait venir des institutrices à domicile. J'avais de l'admiration pour lui, Charles Lemont était un homme charmant, brun, les yeux clair, je lui ressemblais beaucoup…

 

Les années passèrent, au fil du temps, mon père avait finit par laissé la porte de son " bureau " grande ouverte, il me laissait toucher à ses outils…

 

Puis un jour, dans l'année de mes 12 ans, il m'appela "Adeline viens voir s'il te plait ma chérie ! "

J'accourus aussi vite que possible " Oui papa ? "

- Assis toi !

Il avait placé une chaise en bois en face de la fenêtre, il m'attendait une serviette dans la main et une paire de ciseaux dans l'autre.

" Le moment est venu, tu es une grande fille à présent me dit – il tout doucement

Je m'assis sur la chaise, j'étais à la fois excitée et nerveuse, je savais ce que tout cela voulait dire, comme un rite initiatique, après ça je pourrais partir à la chasse avec lui comme des associés.

Mes boucles brunes tombaient les une après les autres sur le sol, je le laissais me façonnée à son image. La coupe finit, il retira la serviette et la secoua sur le sol pour évacuer les cheveux rebelles. J'en profitai pour me regarder dans la glace, mes cheveux étaient taillés court comme ceux d'un garçon. Mon père posa sa main sur mon épaule, " Cette après- midi, je t'emmène avec moi. " Je lui souris à travers le miroir.

 

Janvier 2004 : La première fois

 

Mon père et moi avions pris la camionnette jusqu'au centre ville, assise du coté passager, je regardais la maison s'éloignée à travers les bois…

Une fois arrivé sur la Grande place il me dit " Allez je te laisse choisir ! "

Je scrutai du regard la foule, puis mes yeux se posèrent sur une jeune femme blonde, la trentaine.

- Celle – là blonde, cheveux long au téléphone !

- Très bon choix, me répondit-il avec un large sourire

Nous avons poursuivi la fameuse blonde jusqu'à un moment, ou elle à finit par se retrouver seule, mon père descendit de la camionnette et s'avançant vers la jeune femme lui colla un mouchoir sur la bouche et la traina vers moi

" Ouvre l'arrière !"

Je descendis à mon tour de la camionnette un rapide coup d'œil aux alentours, de façon a se qu'on ne nous surprenne pas puis j'ouvris les deux portes. Mon père mit la femme à l'intérieur

" Attache là !"

Je m'exécutais rapidement, je pris la ficelle et empoigna ses mains que je ligotai dans son dos pendant que mon père la maintenait fermement puis je fis de même avec ses pied et je lui bâillonnai la bouche avec un chiffon.

" Bon boulot ! " dit-il en secouant mes cheveux

Nous remontions dans la camionnette et nous reprenions la route jusqu'à la maison.

 

Mon père avait sortit la blonde du véhicule et l'avais installé nue sur la table comme les autres

" Elle est à toi ! "

Puis il s'assit sur une chaise un peu plus loin

 

La jeune femme était terrorisée, de manière fébrile, je pris un couteau. Je sentais le regard de mon père sur moi, ce n'était pas facile surtout que j'avais conscience qu'il prenait du plaisir à me regarder. Je commençais à enfoncer la pointe du couteau dans la chair quand du sang me gicla à la figure

" Ahaha, se mit-il à rire, va doucement "

Couteau, lame de rasoir, j'essayais plusieurs instruments " Choisit bien tes outils ! " Après plusieurs heures de tortures, mon père se leva pour finir le travail. J'entendis des bruits de scie

" Ramènes moi des sacs ! "

Je partis chercher les sacs poubelles bon marché qu'il utilisait toujours puis une fois la pièce nettoyée et les membres disposés dans les sacs. Il prit la camionnette pour les enterrer dans la forêt voisine.

Notre association dura des années durant lesquelles il m'apprenait à tuer et peaufiner ma technique…

 

Septembre 2009 : L'arrestation

 

L'ambiance devenait pesante, des policiers avaient retrouvés des corps de femmes torturés et démembrés dans des sacs un peu partout dans la forêt. Cela rendait mon père très nerveux, à vrai dire, je ne l'avais jamais vu comme ça. J'avais le pressentiment que les choses cette fois ci allait mal tourner.

Un matin, un de ses policiers toqua à notre porte

Mon père lui ouvrit, le policier lui posa les questions d'usage " Avez vu ou entendu quelque choses ? ". Mon père répondit que non bien sur …

Une enquête fut ouverte, puis on retrouva le cadavre de ma mère, mon père se retrouva accusée de toutes les meurtres, dans un moment de détresse, un jeune policier fit feu sur lui, il s'écroula devant moi " Je t'aime ma princesse". Tétanisée, je sentais les larmes couler sur mes joues, mon père, mon seul ami, mon copain venait de se faire tuer devant moi…

 

Après cette tragédie, je me suis mit à errer dans la ville, au volant de la camionnette, que j'avais apprit à conduire. Puis au croisement d'un chemin, je tombai sur une femme seule, l'occasion était trop belle. Ma première victime, en solo, je l'ai dédiée à mon cher papa …

 

Novembre 2011 : 21 H commissariat de police

 

" Mon père m'aimait vous savez ! "

- Je n'en doute pas, murmura le policier sans levés les yeux.

 

Mon sort était scellé, d'une certaine manière, je partirais rejoindre mon père.

Publié dans " Entre Parenthèse "

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f 23/12/2012 21:56

Je viens de lire ton texte. Magnifique. Merci

Flo 24/12/2012 17:54



Merci à toi " f " , ça me fait plaisir ..



jeaneg 23/08/2012 10:52

Délicieusement sanglant. Dexter avait une fille....

Mistinguette la Coquette 24/08/2012 17:41



Oui une fille cachée : D , qui suis la route de son cher papa ...



Fabymary POPPINS 20/08/2012 19:31

oui tout à fait et d'ailleurs des jeux vidéo inspirent des déséquilibrés on l'a encore vu récemment, bisous ma belle et c'est en tout cas bien écrit

Fabymary POPPINS 20/08/2012 18:42

oufffff, dur que celà et ça fait froid dans le dos j'aimerai pas que ceux que j'aime fasse une telle rencontre ,ni moi d'ailleurs, ce qui me fait peur avec ce genre de texte c'est que des gens pas
équilibrés le lisent et fasse pareil, ça arrive, bisous miss et je pars en vacances vendredi retour blogo vers le 24 septembre

Mistinguette la Coquette 20/08/2012 19:19



D'un autre coté , comparés à la violence de certains jeux vidéo mon texte c'est de la rigolade ... Hé bien , je te souhaite de bonnes vacances Faby , profite bien ! Bises ;)